Carpe Diem Maestro!

Éric Sabourin

Très cher monsieur Nagano, un mot pour vous remercier, par-dessus tout, pour votre livre Sonnez, merveilles! qui, tant sur le plan littéraire que sur le plan des idées véhiculées me semble pétri sous immense souffle d’un grand plaidoyer actuel et bouleversant à propos de tout ce qui nous consterne en ces temps troublants d’oublis de l’âme humaine et de l’intériorité qu’offrent poésie et musique quand on vénère Apollon et les Muses, comme vous. Merci pour votre affabilité, votre patience à supporter tant d’irritants sans vous emporter publiquement, merci pour avoir valorisé l’humble et modeste public québécois ou montréalais . J’aurais souhaité et aimé de tout coeur que vous eussiez invité, ne serait-ce que par magnanime collégialité, Yannick Nézet-Séguin, à diriger ne serai-t ce qu’un petit soir, votre orchestre, mais peut-être cela aura t-il été tenté quand bien même que ce soit un sujet délicat ou tabou que de l’aborder. Enfin, je vous souhaite la santé du corps, du coeur et de l’âme car je vous ai observé discrètement en tant que mélomane enthousiaste et ai parfois ressenti l’inquiétude d’un surmenage qui me semblait évident quoique un peu propre à la profession de chef d’orchestre…si ce ne sont pas les soubresauts ardus des bousculades entre rivaux dont vous seul connaissez la teneur qui soient en cause avec cette sensation de fatigue parfois projetée. Bref, pour l’avenir de votre carrière, Carpe Diem et merci de cette prometteuse jeunesse invitée par vous à l’OSM!